Depuis quelques temps le mot réfutation est sur toutes les lèvres sur France-Echecs. Moi je voudrais poser la question, car il semble qu'on ne soit pas tous sur la même longueur d'ondes : comment peut on définir la réfutation?
A/ une variante d'ouverture que l'on ne peut éviter qu'en rentrant dans d'autres variantes inférieures.Une variante inférieure est une variante dans laquelle un des deux camps a un avantage qui ne peut être remis en question par le contre jeu adverse. Par un jeu sans fautes le camp en supériorité devrait gagner. C'est le cas des ouvertures ou l'on trouve 70% de victoires pour un camp dans chessbase, un exemple : 1.d4 Cf6 2.c4 g6 3.Cc3 Fg7 4.e4 d6 5.Cf3 0-0 6.Fe2 e5 7.Fe3 Cc6 ? +-.8.d5! est la réfutation! .Il est difficile de dire 1.e4 d5 est réfuté, si on le dit on l'appuie de quelques variantes qui devraient prendre quelques pages. Par contre pour une variante plus spécifique (le dragon), on peut dire (je suis d'accord avec Mr Prié) qu'une réfutation a été trouvée...mais jusqu'à quand? Une réfutation doit-elle être temporaire ou définitive? Je pense personnellement que le dragon n'est pas mort même si je n'oserais pas le jouer à cause de la réfutation temporaire qui a été trouvée (je la posterai sur mon site). Mais je suis persuadé que les spécialistes du dragon lui redonneront de la vie! Par contre pour 1.e4 e5 2.Cf3 f6, la cause semble entendue! Enfin pour bien montrer la subjectivité du propos, le grand Alekhine avait dit que 1.e4 e6 2.d4 d5 3.Cc3! Fb4? était inférieur et facilement réfutable. Certains diront que le gambit letton est réfuté, cependant Tony Kosten sort un livre de 150 pages sur le sujet avec de nouvelles idées. Alors je souris lorsque je lis que 1.e4 d5 est réfuté et que 1.e4 e6 2.De2 réfute la française (même si c'est pour rire). @micalement.
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