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Tentative d'article relativement ratée... par arnackor le  [Aller à la fin] | Actualités |
J'essaye ici d'expliquer en quelques sortes ce qu'il se passe quand on joue. Mais finalement, cela donne un texte assez embrouillé, probablement parce que ce qu'il se passe dans la tête d'un joueur d'échecs (notamment la mienne) durant une partie est trop compliqué et/ou abstrait pour être décrit en si peu de lignes, d'ailleurs, j'en viens à me demander si une infinité de lignes de texte serait suffisante...
J'essaye de commencer par la psychologie, après avoir un peu trainé dessus, j'en viens à l'ouverture, je raconte un peu n'importe quoi par rapport à ce que je voulais expliquer, puis j'essaye tant bien que mal de parler du calcul et du jugement, enfin, je dérive un peu sur les ordinateurs d'échecs pour la fin, qui est peut-être ce qui est le moins flou ! Donc, même si c'est pas toujours bien clair, je pense qu'il y a peut-être quelques trucs à tirer de tout ce foutoir :-)

Le décor, il pourrait s'expliquer par le fait que de temps en temps pendant la partie, on cherche à voir la personnalité de l'adversaire, à la découvrir, comme si on pouvait y accéder si facilement, parfois.
L'inverse est en général vrai aussi, on montre la notre, plus ou moins inconsciemment, selon les phases de la partie, montrer qu'on est fort dans sa tête, confiant dans son jeu. Le tout est de ne pas montrer ses moments de faiblesse quand on est face à un coup dur, qui peut être de toutes sortes : un coup adverse qui nous a échappé, pire, un plan adverse qu'on a pas vu venir et qui semble maintenant arriver trop vite, sans qu'on puisse rien y faire, ou une bourde.
Ce qui peut être pire qu'une bourde, c'est d'avoir raté le gain, le coup qui nous aurait fait faire un grand pas vers la victoire, ou bien le retournement de situation. Ce peut aussi être extérieur au jeu - même si cela influe moins - à savoir une position gâchée par un coéquipier, ou en individuel, un brusque retournement de situation dans une position à laquelle on s'était attaché.
Malheureusement, les conséquences bénéfiques sont moins grandes, par exemple pour un gain d'un coéquipier ou d'un ami. C'est un apport plus petit car moins brusque. Le négatif est ici plus brusque que le positif, plus de souffrance dans la défaite et la désillusion que de bonheur dans la victoire, c'est pareil dans la vie, on risque pas de rater les malheurs, mais on ne fait pas toujours attention aux bonnes choses.

Le truc donc, c'est de ne pas montrer de réaction extérieure néfaste quand on a un problème de ce genre, et à l'inverse, d'essayer de les déceler chez l'adversaire. Mais ces questions de personnalité, d'apparence et de psychologie, ce n'est que le décor. Ce qui est réellement captivant se limite presque à l'échiquier, et à la pendule. Tant que ça n'est pas commencé, quelque soit le déséquilibre ELO, la magie, c'est que tout est envisageable.
La partie peut prendre des milliards de chemins différents, et au final, 3 résultats possibles. L'ouverture peut s'avérer aussi imprévisible que la partie en fait. Si vous vous sentez mal tôt dans la partie, z'avez plus qu'à tenter quelque chose de douteux ou attendre la fin de l'ouverture, en limitant les dégâts. Le bonheur, c'est quand par hasard, vous êtes dans votre préparation, là vous êtes dans votre jardin, vous obtenez une bonne avance à la pendule, c'est la meilleure choses qui peut vous arriver. En fait, l'ouverture c'est la 1ere approche, réussie, c'est un petit avantage psychologique, qui vient s'ajouter à celui de la position bien souvent, manquée, ce peut devenir une miniature, ou en tous cas, un début de milieu de jeu désagréable, associé à un malaise psychologique.
Vaut mieux atteindre le milieu de jeu sans désavantage, c'est sûr, après c'est celui qui comprendra le mieux la position qui s'en sortira. Le calcul, et le jugement, les 2 magies du jeu d'échecs, à coup sûr. Quelle différence entre les deux !

CALCUL. L'art de visualiser plusieurs coups à l'avance en déplaçant les pièces mentalement. La question la plus fréquente venant du public extérieur aux échecs est sans aucun doute "combien de coups voyez-vous à l'avance ?" et on ne peut pas répondre par un nombre. Tout ce qu'on peut parvenir à expliquer, c'est que ça dépend, que parfois, un seul suffit, on verra plus tard pour les autres, celui-là est forcé (en fait, on a déjà calculé celui venant immédiatement après pour vérifier que c'était forcé), d'autres fois, il faut essayer de se projeter 5-6 coups plus tard dans une position compliquée, le cas le plus difficile, d'autres fois enfin, quand il ne reste que quelques pièces, il devient envisageable de calculer 10 à 15 coups d'avance.
Les non-joueurs d'échecs considèrent en fait un coup comme un mouvement, soit un demi-coup. Aux échecs, un coup est un mouvement blanc + un mouvement noir. Mais le plus difficile dans cette histoire de calcul, ce n'est pas vraiment d'aller le plus loin possible, c'est de définir pour chaque demi-coup le meilleur. Le meilleur coup (abus de langage, je parle en fait d'un demi-coup) que l'on a, puis le meilleur coup adverse, puis notre meilleur... etc. Et c'est bien là que les problèmes commencent !

JUGEMENT. C'est bien autre chose que le calcul, mais les deux sont liés. Il s'agit de pouvoir juger une position objectivement en tenant compte de tous les paramètres, de définir des priorités entre les paramètres, selon le type de position, et de pouvoir comparer plusieurs positions en fonction de notre jugement. C'est quelque chose d'abstrait par rapport au calcul. D'ailleurs, les ordinateurs d'échecs sont parfaitement capables de calculer des millions de coups, mais toute leur force réside dans leur justesse de jugement, ou plutôt celle qui a éé programmée. Le jugement est certes censé être objectif, mais on doit y faire rentrer l'INSTINCT. L'ordinateur n'a pas d'instinct. Du coup, il ne peut ni "sentir" le danger, ni envisager une variante que ses algorithmes lui déconseillent trop fortement (au début des ordinateurs d'échecs, ils étaient incapables d'envisager un sacrifice de dame par exemple (sujet développable) ), on a jamais vu un sacrifice spéculatif venant d'un ordinateur, il se débrouille toujours pour ne faire que des pseudo-sacrifices, à savoir récupérant illico presto le matériel sacrifié. Allez faire comprendre à votre logiciel ce qu'est concrètement une COMPENSATION !
Ils peuvent avoir du mal à jouer pour l'INITIATIVE, sans oublier la formulation de PLANS dans des positions relativement fermées. Le jeu d'échecs est un jeu d'émotions, raison pour laquelle les machines ne seront "jamais" acceptées comme un joueur humain.



As tu mis ton armure? Voila qui va faire bondir bien des fidèles de France-echecs, qui voient déjà les ordinateurs réécrire "La bohême" ou "Roméo et Juliette", et en pleurant par dessus le marché!Ce petit mot pour Arnackor : il m'a été tout simplement impossible de te répondre sur WCN il y a quelques jours, en raison d'une connexion défectueuse. A plus donc, ici ... ou là.


Ben j'ai bien essayé... ...de mettre des guillemets à jamais dans la dernière phrase, en pensant à eux, mais je sais pas si ça va suffir,comme tu dis...
@+


Bien dit Eddy........ tu as bien exprimé cette pensée, as-tu vu La diagonale du fou, un film pas super-super, mais qui retanscrit bien un championnat du monde, j'ai bien aimé la fin............


ins736, le
M'ouais On sent le passionné à chacune de tes interventions sur ce forum Arnackor.
Mais la prochaine fois essaye d'aérer le texte, quand il est aussi long, c'est dur à lire.
Tu parles d'instinct et de jugement, d'émotions comme des qualités humaines. Elles n'en n'ont plus pour très longtemps à le rester. La recherche avance de façon exponentielle en intelligence artificielle, et comme les qualités évoquées naissent de notre mémoire, rien n'interdit les machines de les avoir à plus ou moins long terme.
Ceci dit, moi, je trouve cela plutôt amusant.
L'ordinateur nous permettra peut-être d'exploiter les 80% de notre cerveau que nous n'utilisons pas


Au fait des "80% qu'on utilise pas" Crois pas qu'on peut les utiliser "comme ca" par magie!Tu ne fais pas 36 choses à la fois et chaque zone du cerveau a une fonction définie(lorsque qu'une zone prend de l'importance elle empiète sur une autre moins utilisée(ou inutile,c'est pour ca que les aveugles sont sensibles aux sons)).Donc rêve pas trop...
Au fait arnakor,essaie d varier encore un tout petit peu plus les balises HTML(italique,...)et de réduire la longeur car quand on dit plein de choses en même temps on ne retient rien(le trop d'informations nuit à l'information) pour endre ton texte plus lisible.Je sais,suis un emmerdeur mais il en faut bien...
@+.


vaut mieux réver à ça ... plutôt que de "rever" qu'un jour l'ordinateur nous passera devant. et ça, je l'entends de plus en plus.


Il faut voir la réalité en face malheureusement...Et ne pas pratiquer "la politique de l'autru 


Et c'est QUI qui a crée l'ordinatiteur?L'homme bien sûr! 




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