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Le GMI Manuel Apicella répond aux questions de Jean-Claude Moingt.
1) Que penses-tu de ton résultat aux Olympiades pour ton retour en équipe de France ?
C'est un résultat normal, je n'ai fait ni contre-performance ni exploit.
2) Pour une fois on a aussi le sentiment que l'ambiance au sein de l'équipe était meilleure ?
C'était le gros point fort de l'équipe, aucun joueur ne jouait pour lui même mais était intégré dans un groupe. Tout le monde s'entendait très bien. 3) Quant on évoque ta carrière on a un tendance à penser que tu aurais pu faire beaucoup mieux. Es-tu d'accord avec cela ?
Oui, je suis d'accord... mais je n'ai pas dit mon dernier mot, je n'ai encore que 30 ans. 4) A part la compétition comment sont rythmées tes journées ?
Je m'occupe du site internet de mon club de Clichy, je regarde des parties, et me détend parfois en jouant des matchs de tennis à l'arrachée contre l'interviewer ! 5) Tu es fidèle au Club de Clichy depuis 1988. Pourquoi ?
Il y a toujours eu une bonne ambiance dans l'équipe, c'est très important pour moi, pour que je m'intègre à fond. Et Clichy a toujours joué les premiers rôle dans le championnat, la dynamique de la victoire aide beaucoup pour bien jouer. 6) Quels sont tes ambitions, projets et tes prochains tournois ?
Mes ambitions sont d'atteindre dans un premier temps la barre des 2600. Pour cela il faudrait travailler plus !
Je vais jouer à Cappelle la Grande en février, en janvier j'irais peut-être à Linarès, pour l'open traditionnel. 7) Tu as une longue expérience des Echecs Français que faudrait-il faire maintenant d'après toi, pour faire exploser auprès du grand public, notre discipline ?
Je pense que la Fédération devrait s'inspirer des structures du tennis. Il ne faut pas qu'elle ait peur de se professionnaliser. La difficulté principale des échecs est que ça reste encore un sport marginal et que les joueurs d'échecs eux-mêmes ne prennent pas forcément au sérieux leur propre discipline.
Si les professeurs d'échecs étaient reconnus comme des professeurs à part entière, je suis certain que cette marginalité disparaitrait petit à petit et que le grand public s'intéressait plus encore à notre jeu (en fait, le grand public adore les échecs mais ne sait pas où ni comment y jouer à cause principalement du manque de structure des clubs).
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