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Sur les Echecs :

\"L\'homme sage commence à la fin, l\'idiot termine au début\" (source inconnue).

\"Je donne 98% de mon énergie mentale aux échecs. Les autres n’en donnent que 2%\" (R. Fischer).

« The aesthetic sense functions as strongly in science as it does in the arts » (U. Roze, à propos des travaux de Monod et Jacob, cité dans le « Fischer » d’E. Agur).

« Aesthetic qualities are important in science, and necessary, I think, for great science »( R. Penrose, ibidem).

« N’est-ce pas déjà les limiter injurieusement que d’appeler les échecs un jeu ? » (Stefan Zweig).

\"Tout ce qui me manque dans la vie, je le trouve dans les échecs ! Ce jeu ressemble pourtant à un amant cruel qui vous fait terriblement souffrir\" (Julia Arias-Lebel).

\"N\'êtes-vous pas Mister Maïsès ? -- Non, je suis Maïster Miiiesès\" (J.Mieses).

\"Patt sir ! -- Patzer vous-même\" (J.Mieses).

\"The real question is not whether machines think, but whether men do\" (B.F. Skinner)

\"Don\'t worry ! For every move he gets, you get one back\" (J. Hodgson).

\"Aucune partie d\'échecs jouée, aucun problème composé par un buveur d\'eau ne peuvent connaître un succès durable\" (Horace, qui parlait en réalité des poèmes).

\"Je bois à l\'occasion et aussi quand il n\'y a pas d\'occasion\" (Cervantès).

\"Est-il vrai, Lajos, que vous travaillez les Echecs huit heures par jour ? -- Pourquoi cette question ? Les gens disent que vous-même travaillez huit heures par jour. -- Mais ils pensent que je suis fou\" (conversation entre Fischer et Portisch).

\"Une partie d\'échecs se divise en trois phases : la première, où vous espérez avoir l\'avantage, la deuxième où vous croyez avoir l\'avantage, la troisième... où vous savez que vous allez perdre\" (X. Tartacover)

\"Il était impossible de gagner contre Capablanca ; contre Alekhine, il était impossible de jouer\" (P. Kérès).

\"Les Echecs ne sont pas pour les âmes timides. Ils requièrent un homme entier, qui ne s\'arrête pas aveuglément à ce qui a été déjà établi, mais qui tente individuellement de sonder les profondeurs du jeu\" (W. Steinitz).

\"J\'ai encore oublié mes allumettes. Ce que c\'est de manquer de mémoire...\" (Alekhine priant qu\'on lui allume sa cigarette en pleine séance de simultanées à l\'aveugle -- raconté par M. Cebalo).

\"Dans mon pays, à ce moment-là, être champion d\'échecs signifiait être un roi. Mais quand vous êtes roi, vous sentez que vous avez beaucoup de responsabilités, et il n\'y a personne pour vous aider\" (B. Spassky).

\"Peut-être que les Echecs sont utiles pour la simple raison qu\'ils démontrent aux enfants que penser n\'est pas ennuyeux\" (D. Norwood).

\"Gagner est tout… perdre n’est rien\" (E. Mednis).

\"On a dit que la vie n’est pas assez longue pour les échecs, mais c’est la faute de la vie, pas des échecs\" (I. Chernev).

\"Lorsque j\'ai gagné le titre, j\'ai été confronté au monde réel. Les gens ne se comportent plus naturellement : l\'hypocrisie est partout\" (B. Spassky).

\"Rien de nouveau n\'a été trouvé dans le traitement des positions ouvertes après Morphy\" (M Botvinnik).

\"Ayant été proche des artistes et des joueurs d\'échecs, je suis arrivé à la conclusion personnelle que bien que tous les artistes ne soient pas des joueurs d\'échecs, tous les joueurs d\'échecs sont des artistes\" (M. Duchamp).

\"Les réformistes prétendent que les progrès de la théorie conduiront à la disparition des Echecs, et qu\'il faut, pour leur rendre vie, en remanier les règles. En réalité, qu\'exprime cette affirmation ? Le mépris de l\'intuition, de l\'imagination et de tous les autres éléments qui font des Echecs un art\" (A. Alekhine).

\"Les erreurs sont comme les malheurs, elles n\'arrivent jamais seules\" (S. Tarrasch).

\"Aux Echecs, vous devez jouer l’ouverture comme un livre, le milieu de jeu comme un magicien et la finale comme une machine\" (attribuée à R. Spielmann, mais en réalité bien antérieure).

\"L\'intervention de l\'arbitre ne doit pas créer plus de problèmes qu\'elle n\'en résout... Être efficace et discret au risque de paraître inutile\" (St. Escafre, dit Arbitro).

\"Seul le joueur ayant l’initiative a le droit d’attaquer\" (W Steinitz).

\"Les échecs rendent l\'homme plus sage et clairvoyant\" (Vladimir Poutine, qui ne précise pas comment était Kasparov avant de jouer aux échecs).

\"Ne jouez jamais un bon coup trop rapidement\" (J. Mason).

\"L\'échange des dames est un coup dur pour les deux adversaires\" (F. Pottcher \"commentant\" Spassky-Fischer).

\"J\'ignore ce qui adviendra du reste de ma vie, de ma carrière, mais je ne puis ni ne veux vivre dans un pays qui vole aux gens le sens du respect de soi\" (V. Kortchnoï en 1976, au moment de sa \"dissidence\").

\"An asiatic despot, more ape than man\" (N. Short parlant de Kasparov).

\"Il vaut mieux ne pas réfléchir du tout que de ne pas réfléchir assez\" (Tristan Bernard).

\"Je sens que je progresse à ceci que je recommence à ne rien comprendre à rien\" (C. F. Ramuz).

\"Les tricheurs ne connaissent pas la vraie joie de gagner\" (M. Sachs).

\"Fais bien, tu auras des envieux. Fais mieux, tu les confondras\" (B. Franklin, cité par A. Lapierre dans une lettre à V. Halberstadt).

\"Les échecs sont un jeu de chance. Un joueur doit seulement réagir aux occasions et possibilités venant de l\'extérieur, qu\'il ne peut qu\'espérer et attendre. La compréhension profonde du facteur chance, l\'acceptation de sa propre passivité, n\'est donnée qu\'aux très forts et même, pour la plupart, seulement quand ils avancent en âge\" (J.-H. Donner).

\"Le résultat d\'une partie d\'échecs dépend beaucoup moins des efforts fournis par le joueur qu\'on ne le croit généralement. Sa tâche se réduit donc à chercher les meilleurs coups possibles, sans se soucier du résultat\" (A. Beliavsky).

\"Gagner une partie par chance donne plus de joie et de satisfaction qu\'après un jeu correct. Il m\'apparaît d\'ailleurs de plus en plus qu\'on ne réalise jamais réellement de partie présentable\" (J.-H. Donner).

\"Je suis sûr que Steinitz serait devenu champion du monde s\'il était né à notre époque\" (A. Yusupov).

\"Votre seul travail dans les ouvertures est d\'obtenir un milieu de partie jouable\" (L. Portisch).

\"Comment je me préparais pour mes parties ? Je ne faisais rien. Avant la partie, je tirais à pile ou face pour décider de la manière dont j\'allais ouvrir le jeu\" (R. Kholmov).

\"Personne ne nie l\'extraordinaire talent d\'Anand ni sa force pratique, mais l\'abus de l\'ordinateur a développé en lui un automatisme indésirable, et très fréquemment ses décisions sont superficielles, exemptes de profondeur\" (A. Karpov).

\"A talent égal, l\'intelligence l\'a emporté\" (A. O\'Kelly commentant Kérès-Geller 1962).

\"Lorsque ces caractéristiques ne se présentent pas, [...] les Cavaliers se comportent un peu comme des canards obligés de se promener hors de l\'eau. En revanche, les Fous [...] peuvent brusquement fondre sur la position adverse comme un vautour sur sa proie\" (A. O\'Kelly).

\"Notre tigre \"nage\", ce qui n\'est guère indiqué pour le poil d\'un félin\" (A. O\'Kelly commentant la 1ère de Petrossian-Botvinnik 1963).

\"Dans les cercles féministes, on entend souvent que les femmes auraient été opprimées par les hommes pendant des siècles, ce qui aurait nui au développement de leurs qualités intellectuelles. Mais en réalité, la répression sociale stimule précisément les forces intellectuelles, de sorte que ce serait plutôt l\'oppression par les femmes qui aurait conduit les hommes aux échecs. J\'ai toujours été surpris qu\'aucune de ces championnes du féminisme ne donne la vraie raison, qui tient à cette incompatibilité : les parties d\'échecs (de dames, de go, de mah-jong, de backgammon etc.) sont à l\'opposé du contact humain\" (J.-H. Donner).

\"Aux échecs, beaucoup de gens jouent, mais peu comprennent. Au football, peu de gens jouent, mais tout le monde comprend\" (A. Karpov).

\"Je n\'oserais même pas essayer de juger cette position\" (B. Gelfand à propos d\'une variante de sa partie contre Kasparov, 1990).

\"Karpov m\'a souvent battu avec les Blancs, mais une seule fois après 1 d4, et seulement parce que j\'ai trop voulu gagner. Car il devait s\'appuyer alors sur son sens commun, et dans ce domaine il est moins fort que moi... D\'une façon générale, quand on choisit 1 d4 plutôt que 1 e4, c\'est signe qu\'on prend de l\'âge !\" (V. Kortchnoï).

\"Je crois beaucoup à la chance et j\'ai remarqué que plus je travaillais, plus j\'en avais\" (Th. Jefferson cité par Kasparov).

\"[Karpov] avait été mon entraîneur personnel durant les cinq mois de cet affrontement sans relâche... Je n\'aurais jamais pu rester au sommet aussi longtemps sans l\'enseignement dispensé par Karpov sur mon jeu et mes faiblesses\" (G. Kasparov à propos du match-marathon de 1984).

\"Il était évident que je ne parvenais pas à jouer comme un grand-maître. Je décidai donc, au moins, de m\'habiller comme un grand-maître. Je commençai à porter costume et cravate...\" (N. Short).

\"[Les ordinateurs calculant mieux que nous] d\'où vient notre supériorité ? Dans l\'esprit de synthèse, la capacité à combiner la créativité et le calcul, l\'art et la science, dans un ensemble qui est bien davantage que la somme de chacun [de ses éléments]\" (G. Kasparov reprenant au fond la phrase d\'A. de Benoist -- après Confucius -- : \"le tout est bien davantage que la somme des parties\").

\"Mes parties ? C\'est de la couille !\" (J. Maklès, champion de France 1970).

\"Tout ce qui est beau est mien\" (P. Balcaen).

\"Prends-le par les couilles, mais seulement une, pas les deux\" (Spassky livrant obligeamment à Kasparov le secret pour battre Petrossian).

\"Les ordinateurs sont inutiles, ils ne savent que donner des réponses\" (phrase attribuée par Kasparov à... Picasso).

\"Les échecs sont un jeu terrible. Si vous n\'avez pas le centre, votre adversaire a une position plus libre. Par contre, si vous avez le centre, alors vous avez vraiment quelque chose pour laquelle vous devez vous inquiéter\" (S. Tarrasch).

\"Je le hais et fuis, de ce qu’il n’est pas assez jeu, et qu’il nous ébat trop sérieusement ; ayant honte d’y fournir l’attention qui suffirait à quelque bonne chose\" (Montaigne).

\"Si l\'étudiant se force à examiner tous les coups qui font mal, en regardant en premier les coups absurdes, alors il est sur la voie pour devenir un maître en tactique\" (C. Purdy).

\"Fischer était un individu et moi aussi. Aujourd\'hui, les joueurs ont des entraîneurs, des médecins, des cuisiniers, des psychologues et des parapsychologues. Le championnat est devenu un combat entre deux grandes fermes collectives\" (B. Spassky).

\"Un jour, vous donnez une leçon à votre adversaire et le lendemain, c’est lui qui vous en donne une\" (R. Fischer).

\"La créativité arrive quand on domine la capacité à mettre en relation différents moments de sa propre expérience, qui à première vue ne semblent pas directement reliés\" (A. Shirov, à propos de son ...Fh3!! contre Topalov, rappelant qu\'une idée similaire avait été jouée par Andersson sept ans plus tôt).

\"Vous avez un échiquier de 64 cases, et il est si profond que même dix Kramnik ne peuvent savoir quel est le meilleur coup. Parfois, vous vous sentez simplement perdu. Vous ne pouvez sentir le sol\" (V. Kramnik).

\"Ceux qui disent qu’ils comprennent les Echecs, ne comprennent rien\" (R. Hübner).

\"Les deux premières parties eurent un effet dévastateur, quand je compris que j\'allais devoir jouer des finales\" (Kasparov, parlant de son match contre Kramnik en 2000).

\"L\'excuse du manque de temps est comparable à celle de l\'assassin qui soutient qu\'il était ivre au moment du crime. Chez un maître expérimenté, l\'incapacité de gérer la pendule est aussi grave qu\'une faute de calcul\" (A. Alekhine).

\"On n\'a jamais que l\'âge auquel on a commencé à jouer aux échecs, car après on cesse de vieillir\" (J.R. Capablanca).

\"Les échecs sont à la logique ce que la musique est à l\'acoustique\" (M. Botvinnik).

\"Ne dites pas qu\'il s\'agit d\'un problème difficile. Si la chose n\'était pas difficile, ce ne serait pas un problème\" (maréchal F. Foch).

\"Ecole soviétique d\'échecs : un non-sens, bien sûr... Je crois qu\'existent des écoles nationales d\'échecs, mais non des écoles idéologiques d\'échecs. Il y a plutôt une mentalité juive, une mentalité russe, une mentalité allemande, etc. [...] La presse aime bien certains stéréotypes. Par exemple, le slogan de la révolution française était \"liberté, égalité et fraternité\". Pourtant ces idées sont parfaitement contradictoires : s\'il y a \"liberté\", il n\'y aura pas \"égalité\". Mais c\'est le genre de stéréotypes que les gens aiment, il y aura donc une école soviétique d\'échecs et une école fasciste d\'échecs !\" (B. Spassky).

\"Les échecs ont toute la beauté de l\'art, et beaucoup plus. Ils ne peuvent pas être commercialisés. Ils sont beaucoup plus purs que l\'art dans sa position sociale\" (M. Duchamp).

\"Désormais, nous ne travaillons plus aux échecs. Nous regardons juste le stupide ordinateur, nous suivons les dernières parties et trouvons de petites améliorations. Nous avons perdu la notion de profondeur\" (E. Bareev).

\"Je veux mettre en garde les partisans de mesures extrêmes qui veulent rompre avec le passé et ne plus jouer que dans des tournois semi-rapides... Nous nous priverions d\'une phase essentielle [où] l\'on perfectionne la capacité à pénétrer en profondeur dans l\'analyse d\'une position, la critique de soi-même, la persévérance dans la poursuite du but... Peut-être devrions-nous accorder plus d\'attention à la voix de nos ancêtres qui conseillaient de rechercher la juste mesure dans tous les actes de notre vie quotidienne\" (L. Polougaievsky).

\"Est-ce que vous réalisez que Fischer n’a presque jamais eu de mauvaises pièces ? Il les échange et les mauvaises pièces restent avec l’adversaire\" (Y. Balachov).

\"Deep Fritz est comme tous les autres GMI, sauf qu’il ne vous rejoint pas dans un bar après une partie\" (V. Anand).

\"Pendant une compétition, un maître d\'échecs doit être une combinaison entre une bête de proie et un moine\" (A. Alekhine).

\"Celui qui est partout, n\'est nulle part\" (Sénèque, cité par B. Gelfand après sa victoire contre Kramnik en 1994).

\"L\'homme est une créature légère et illogique : semblable au joueur d\'échecs, il n\'aime que le processus du but à atteindre, non le but lui-même\" (F. Dostoïevsky).

\"J\'ai vu le vaincu d\'échecs jouer des années durant dans l\'espoir de la fête de la victoire. Car tu es plus riche de ce qu\'elle existe si même elle n\'est point pour toi. Ainsi de la perle du fond des mers\" (A. de Saint-Exupéry).

\"Mon univers est devenu très étroit à présent, mais un joueur d\'échecs est habitué à cela\" (J.-H. Donner après sa quasi totale paralysie).

\"Aux échecs comme dans la vie réelle, les titres sont recherchés uniquement par ceux dont le nom a trop peu d\'éclat par lui-même\" (J. Beasley).

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Petite cinématographie :

\"Elle m\'a dit que j\'étais vieux, laid et con -- Vous avez de la chance, habituellement elle part sans donner d\'explications\" (\"On ne meurt que deux fois\").

\"Ici, la loi s\'arrête et moi, j\'interviens\" (S. Stallone dans \"Cobra\").

\"Essayez de faire pendant 24 heures comme si vous n\'aviez jamais existé : vous verrez qu\'au fond, vous avez fait beaucoup de bien autour de vous\" (James Stewart dans \"La vie est belle\" de F. Capra).

\"Si l\'on veut des résultats, on est dans l\'illégalité 24 heures sur 24\" (\"L 627\").

\"Il faut donner aux gens de quoi faire vomir les singes du Jardin des Plantes\" (J.-P. Marielle dans \"On aura tout vu\").

\"Mon nom est Wenceslas Voboroïtchik -- Ce n\'est pas ma faute\" (P. Fresnay et A. Duguet dans \"Le dernier des six\").

\"Pourquoi faites-vous tout cela pour nous ? -- Si je vous le disais, vous ne comprendriez pas\" (Marianne Koch et Clint Eastwood dans \"Pour une poignée de dollars\").

\"Ne vous inquiétez pas, il ne risque rien : son ange gardien est surentraîné\" (\"La chèvre\").

\"La différence entre un con et un voleur : le voleur, de temps en temps, se repose\" (\"Le guignolo\").

\"C\'est le propre des femmes d\'être illogique\" (Marlène Dietrich dans \"Angel\").

\"Ceux qui ont les femmes ne sont pas ceux qui les méritent\" (\"Angèle\").

\"Je ne suis pas de la race de ceux que l\'on jette dehors\" (\"Les enfants du paradis\").

\"Laissez les morts enterrer les morts -- L\'ennui, c\'est qu\'avec vous, les vivants ne valent guère mieux\" (Paul Newman et Diane Cilento dans \"Hombre\").

\"Je suis la colère de Dieu, qui d\'autre est avec moi ?\" (Klaus Kinski dans \"Aguirre\").

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Et aussi :

\"La différence entre une démocratie et une dictature, c\'est qu\'en démocratie tu votes avant d\'obéir aux ordres. Dans une dictature, tu ne perds pas ton temps à voter\" (Ch. Bukowski).

\"Si un homme et une femme qui s\'aiment sont comme deux moitiés d\'une pomme, deux hommes qui aiment la même femme sont comme deux moitiés d\'une poire\" (S. Guitry).

\"Il faut mettre la morale si haut qu\'elle devienne un plaisir, un plaisir barbare plus voluptueux que les drogues de la décadence\" (M.-E. Nabe)

\"Le parlementarisme : une minorité de charlatans issue d\'une majorité d\'ignorants\" (P. Bourget).

\"Je demande à un chef d\'état les qualités que je demande à mon cocher : qu\'il conduise, et ne m\'adresse pas la parole\" (A. de Vigny).

\"Le dramatique de la vieillesse, ce n\'est pas qu\'on se fait vieux, c\'est qu\'on reste jeune\" (O. Wilde).

\"Mon âme à Dieu, ma vie au Roi, mon coeur aux dames, mon honneur à moi\" (F.-A. de Charette).

\"J\'aime les paysans, ils ne sont pas assez instruits pour être bêtes\" (Ch.-L. de Montesquieu).

\"Si les impuissants savaient combien la nature fut maternelle pour eux, ils béniraient le sommeil des glandes et le vanteraient aux coins des rues\" (E.-M. Cioran).

\"Le propre des imbéciles est de se moquer des idiots ; le propre des idiots est de ne pas pouvoir se moquer des imbéciles\" (source inconnue).

\"Tout chrétien sans héroïsme est un porc\" (L. Bloy).

\"Ne rien faire, faire faire, ne rien laisser faire\" (Napoléon).

\"La servitude abaisse les hommes jusqu\'à s\'en faire aimer\" (Vauvenargues).

\"Sun is not yellow, it\'s chicken\" (B. Dylan).

\"Je suis si peu compris qu\'on ne comprend même pas mes plaintes de ne pas l\'être\" (S. Kierkegaard).

\"Le réactionnaire est celui qui prend des lanternes pour des vessies\" (source inconnue).

\"Vous ne pouvez compter sur personne. Sinon sur Dieu et sur vous-même. Et dans cet ordre\" (Ch. Daniels).

\"To be is to do\" -- Descartes ; to do is to be -- Kierkegaard ; -- do be do be do -- Sinatra\".

\"Le malheur des hommes vient d\'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre\" (B. Pascal).

\"Les femmes n\'interviennent jamais dans mes romans. Parce qu\'elles parleraient tout le temps et que les autres personnages ne pourraient plus rien dire\" (J. Verne).

\"La puissance ne consiste pas à frapper fort ou souvent, mais à frapper juste\" (Balzac).

\"Gémir, pleurer, prier est également lâche\" (A. de Vigny).

\"Je n\'accepte que la grandeur\" (L. Farigoule alias Jules Romains).

\"Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on le peut reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui\" (J. Swift).

\"Quand Nietzsche écrivait que la bonté des singes lui faisait douter que l\'homme en eût pu descendre, il s\'illusionnait sur les qualités de ces quadrumanes avides, cruels et lubriques. Ce sont bien les aïeux qu\'il nous fallait\" (J. Rostand).

\"Do you take me for such a fool to think I\'d make contact with the one who tries to hide when he don\'t know to begin with ?\" (B. Dylan).

\"On peut venger quelqu\'un, mais se venger soi : non ! ... N\'être jamais parmi ceux qui haïssent, plutôt parmi ceux que l\'on hait : on y est en meilleure compagnie\" (S. Guitry).

\"Reconnaître à l\'homme des droits sans lui imposer des devoirs, c\'est le corrompre. Lui imposer des devoirs sans lui reconnaître des droits, c\'est l\'avilir\" (Ph. Pétain).

\"C\'est déjà dur d\'être pauvre, s\'il fallait en plus se priver...\" (P. Morand).

\"Dès qu\'il y a unanimité médiatique sur un sujet, c\'est qu\'il y a désinformation\" (V. Volkoff).

\"Nul ne peut veiller sur sa solitude, s\'il ne sait se rendre odieux\" (E.-M. Cioran).

\"Name me someone who\'s not a parasite and I\'ll go out and say a prayer for him\" (B. Dylan).

\"Venez, la soirée sera pavée de jolies femmes -- J\'accours ventre à terre\" (S. Guitry).

\"Si le fou persévérait dans sa folie, il rencontrerait la sagesse\" (W. Blake).

\"Que l\'homme n\'aime rien, et il sera invulnérable\" (Tchouang-Tse).

\"Le silence est la seule chose en or que les femmes détestent\" (S. Guitry).

\"Lorsque les pères s\'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles... lorsque les jeunes méprisent les lois parce qu\'ils ne reconnaissent plus au dessus d\'eux l\'autorité de rien et de personne, alors c\'est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie\" (Platon).

\"Les amis font toujours plaisir ; si ce n\'est quand ils arrivent, c\'est quand ils partent\" (A. Karr).

\"En France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu et l\'on persécute ceux qui sonnent le tocsin\" (Chamfort).

\"Il ne suffit pas d\'avoir de l\'esprit. Il faut encore en avoir assez pour s\'abstenir d\'en avoir trop\" (A. Maurois).

\"La démocratie est le pouvoir, pour les poux, de manger les lions\" (G. Clémenceau).

\"La démocratie, c\'est l\'art de diriger le cirque à partir de la cage des singes\" (H. L. Mencken).

\"A la nomination par une petite minorité corrompue, la démocratie substitue l\'élection par une masse incompétente\" (G. B. Shaw).

\"Dites au Roi de faire le roi. Tout est là\" (A. de Rivarol répondant à Malesherbes).

\"Si je suis blanc et vote pour quelqu\'un de ma race, je suis raciste. Si je suis noir et vote pour quelqu\'un de ma race, je suis loyal. Si je suis blanc et vote pour un candidat noir, j\'ai les idées larges. Si je suis noir et vote pour un candidat blanc, je suis un oncle Tom\" (W. Raspberry).

\"Un antisémite était quelqu\'un qui n\'aimait pas les Juifs. Aujourd\'hui, c\'est quelqu\'un qui n\'est pas aimé des Juifs\" (L. Farrakhan).

\"All my fathers have gone down : true love, they\'ve been without it.
But all their daughters put me down, because I don\'t think about it\" (B. Dylan).

\"Je ne connais rien de plus réjouissant, de plus réconfortant, que le spectacle d\'un homme qui reçoit de main de maître une beigne qu\'il a cherchée\" (G. Courteline).

\"Les analphabètes étaient naguère ceux qui n\'avaient jamais mis les pieds à l\'école. Aujourd\'hui, ce sont ceux qui en sortent\" (P. Guth).

\"Si nos éducateurs étaient des chirurgiens, il y aurait du sang partout\" (P. Debray-Ritzen).

\"Voulez-vous qu\'on croie du bien de vous ? N\'en dites pas\" (B. Pascal).

\"Les femmes, au contraire des hommes, vont de l\'affection au désir\" (H. de Montherlant).

\"Les hommes de mauvais caractère sont souvent, tout simplement, des hommes de caractère contrés par des gnomes\" (A. Brassié).

\"C\'est à partir d\'une déraison que se durcit une volonté... On est, on devient, non grâce à des raisons mais par quelque folle innocence d\'un rêve\" (J. Cau).

\"Puisque nous sommes vilains, nous serons bien hardis\" (B. du Guesclin).

\"La plus dangereuse espèce d\'imbéciles est celle des imbéciles instruits\" (J. Bainville).

\"Donner à une femme du raisonnement, des idées, de l\'esprit, c\'est mettre un couteau dans la main d\'un enfant\" (H. Taine).

\"La fonction du journaliste est de détruire la vérité, de pervertir, d\'avilir, de ramper aux pieds de Mammon et de se vendre lui-même, de vendre son pays et sa race...\" (J. Swinton, ancien rédacteur en chef du New York Times).

\"L\'ordre, la tranquillité publique, le développement de l\'éducation et de la culture, le prestige, la cohésion nationale, tout cela nous admettons qu\'on aurait pu l\'obtenir avec d\'autres personnes ; avec d\'autres principes, non\" (A. de Oliveira Salazar).

\"Il faut vivre comme on pense sinon, tôt ou tard, on finit par penser comme on a vécu\" (P. Bourget).

\"Les sociétés modernes veulent \"rester jeunes\" : signe qu\'elles ne le sont plus. Personne ne veut vieillir : signe que tout le monde est vieux... Une jeunesse de révoltés est un danger. Une jeunesse de moutons est un désastre\" (A. de Benoist en 1982).

\"Les esclavagistes d\'aujourd\'hui réalisent ce que ceux d\'hier n\'auraient même pas rêvé : se prémunir contre toute révolte en arrivant à persuader l\'esclave qu\'il est libre\" (source inconnue).

\"La société et la culture ont été corrompues et empoisonnées par les rats, sortis de leurs égouts, qui sont entrés dans nos foyers à travers les canaux de la télévision, ce cancer de l\'esprit. La TV est devenue l\'instrument de corrosion et de lavage de cerveau le plus subtil et le plus rapide des nouvelles générations. Elle diffuse quotidiennement la fausse culture du mensonge, la fausse vérité historique, l\'anti-humanité. Le spectateur est passivement assis, la bouche grande ouverte comme chez le dentiste, avec cette seule différence qu\'on va chez le dentiste se faire soigner la carie, tandis que les faméliques personnages télévisuels, ni hommes ni femmes, copies conformes de l\'anti-homme, propagent la carie des cerveaux\" (J. Anouilh).

\"On m\'arrange assez mal à propos de mon livre, mais je n\'ai pas supposé que je pouvais venir dire aux populations actuelles : vous êtes en décadence complète, votre civilisation est un bourbier, votre intelligence une lampe fumeuse, vous êtes déjà à moitié au tombeau, sans qu\'on me répondît vertement... N\'admirez-vous pas ces Américains, qui croient que je les encourage à assommer les nègres, qui me portent aux nues pour cela, mais qui ne veulent pas traduire la partie qui les concerne ?\" (A. de Gobineau, lettre à Prokes-Osten).

\"Etre de gauche ou de droite, c\'est choisir une des innombrables manières qui s\'offrent à l\'homme d\'être un imbécile : toutes deux, en effet, sont des formes d\'hémiplégie morale\" (J. Ortega y Gasset).

\"L\'homme le plus haut doit être aussi sur la terre le maître le plus haut. Il n\'y a pas de plus dure calamité, dans toutes les destinées humaines, que lorsque les puissants de la terre ne sont pas en même temps les premiers hommes. C\'est alors que tout devient faux et monstrueux, que tout va de travers\" (F. Nietzsche).

\"Que celui qui est le plus grand parmi vous se fasse le serviteur de tous\" (Jésus-Christ).

\"Ceux qui disent toujours du bien des femmes ne les connaissent pas assez ; ceux qui en disent toujours du mal ne les connaissent pas du tout\" (C.-A. Pigault-Lebrun).

\"Le bon peuple veut des modèles, et l\'on s\'obstine à lui présenter des miroirs\" (Ch. Maurras).

\"Si la femme était bonne, Dieu en aurait une\" (S. Guitry).

\"Je mets en fait que si tous les hommes savaient ce qu\'ils disent les uns des autres, il n\'y aurait pas quatre amis dans le monde\" (B. Pascal).

\"L\'ambition souvent fait accepter les fonctions les plus basses : c\'est ainsi qu\'on grimpe dans la même posture que l\'on rampe\" (J. Swift).

\"Celui qui ne croit pas aux miracles n\'est pas réaliste\" (source inconnue, phrase citée par Audrey Hepburn).

\"Théoriquement, il existe une possibilité de bonheur parfait : croire à ce qu\'il y a d\'indestructible en soi et ne pas s\'efforcer de l\'atteindre\" (F. Kafka).

\"L\'égalité devant la loi ne prouve qu\'une chose, c\'est qu\'il n\'y en a pas d\'autres\" (J. Barbey d\'Aurevilly).

\"Dès l\'âge de six ans, une femme n\'a plus guère à gagner qu\'en dimensions\" (A. Karr).

\"Le monde est comme il est -- Non Monsieur, il est comme on le fait\" (réplique de saint Vincent de Paul).

\"Les femmes et les parfums sont subtils, aussi faut-il les bien enfermer\" (Mahomet).

\"L\'important n\'est pas de trouver, mais de s\'ajouter ce qu\'on trouve\" (source inconnue).

\"Les parents qui attendent de la reconnaissance de leurs enfants sont comme ces usuriers qui risquent volontiers le capital pour toucher les intérêts\" (F. Kafka).

\"C\'est une bonté sotte et cruelle que de consulter les enfants sur l\'état qu\'ils ont à prendre : il faut choisir pour eux et ne pas les jeter dans des indécisions qui leur font perdre toute confiance en nous, sans leur en faire trouver davantage en eux-mêmes\" (A. de Rivarol).

\"Etudiez comme si vous deviez vivre toujours, vivez comme si vous deviez mourir demain\" (Isidore de Séville).

\"Appartient à l\'élite tout homme, de quelque milieu qu\'il soit, qui est capable d\'admirer ce qui est au-dessus de lui\" (source inconnue).

\"La France est le seul pays du monde, avec le Liberia, à avoir choisi comme fête nationale un jour-symbole de guerre civile, un jour de lynchage collectif\" (source inconnue).

\"Moi Monsieur, je suis large... -- Pour un con, ce n\'est pas une qualité\" (réplique de Léon Daudet à la Chambre des députés).

\"Aujourd\'hui les gars, on va se regarder dans les yeux et on verra bien si on a des couilles\" (un entraîneur de rugby).

\"I wish that for just one time, you could stand inside my shoes, and for that one moment I could be you : you\'d know what a drag it is to see you\" (B. Dylan).

\"Les femmes sentent le céleri, le basilic, le romarin, elles représentent le passage de l\'état végétal à l\'état animal\" (source inconnue).

\"Le seul moyen de ne pas devenir gaga, c\'est de rester baba\" (G. Thibon).

\"L\'absence nette du juste et du vrai dans l\'art équivaut à l\'absence d\'art\" (Ch. Baudelaire).

\"On a supposé la terre plate : c\'est vrai, elle l\'est encore aujourd\'hui, de Paris à Asnières par exemple. Seulement, la science prouve que la terre est ronde. Or actuellement on en est encore à croire, malgré cela, que la vie est plate et va de la naissance à la mort\" (Van Gogh).

\"Le dogme est à l\'incrédulité générale, ce qui revient à un comble de crédulité. On croira donc fanatiquement qu\'il n\'y a rien à croire\" (Ph. Sollers).

\"Toute volonté conforme aux antiques principes des moeurs est révolutionnaire en des temps destinés à la critique des principes et à la dissolution des moeurs\" (D. Halévy).

\"L\'intellectuel est si souvent un imbécile que nous devrions le tenir pour tel, jusqu\'à ce qu\'il nous ait prouvé le contraire\" (G. Bernanos).

\"Ils vous pompent l\'air avec la liberté toute la journée, mais quand ils rencontrent un homme vraiment libre, ils l\'assassinent. Parce qu\'il leur fait honte\" (un clochard inconnu).

\"Que périssent 90% de l\'humanité, pourvu que la révolution mondiale réussisse, à l\'aide de n\'importe qui, même des tueurs de grand chemin\" (Lénine).

\"Si je suis prise, ne vous rendez jamais. Quand même je serais brûlée et hachée en pièces sous vos yeux. Vous ne devez rien craindre pourvu que vous combattiez\" (Madelon de Verchères).

\"On peut être un imbécile et pratiquer tout de même l\'imparfait du subjonctif, cela s\'est vu. Mais la haine de l\'imparfait du subjonctif ne peut exister que dans le coeur d\'un imbécile\" (L Bloy).

\"S\'il ne vous est jamais arrivé de faire un feu de camp le soir avec les flèches prélevées dans les cadavres des divers membres de votre famille, vous ne savez pas ce que c\'est que la vie\" (S.Clemens dit Mark Twain).

\"Je croirai [au progrès] quand on me montrera un de nos contemporains plus sage, plus intelligent et plus noble qu\'Aristote, Marc-Aurèle et Thomas d\'Aquin\" (R. Poulet).

\"Marquise, si mon visage A quelques traits un peu vieux, Souvenez-vous qu\'à mon âge Vous ne vaudrez guère mieux. Le temps aux plus belles choses Se plaît à faire un affront : Il saura faner vos roses Comme il a ridé mon front. Le même cours des planètes Règle nos jours et nos nuits : On m\'a vu ce que vous êtes Vous serez ce que je suis. Cependant j\'ai quelques charmes Qui sont assez éclatants Pour n\'avoir pas trop d\'alarmes De ces ravages du temps. Vous en avez qu\'on adore ; Mais ceux que vous méprisez Pourraient bien durer encore Quand ceux-là seront usés. Ils pourront sauver la gloire Des yeux qui me semblent doux, Et dans mille ans faire croire Ce qu\'il me plaira de vous. Chez cette race nouvelle Où j\'aurai quelque crédit, Vous ne passerez pour belle Qu\'autant que je l\'aurai dit. Pensez-y, belle Marquise, Quoiqu\'un grison fasse effroi, Il vaut bien qu\'on le courtise Quand il est fait comme moi\" (P. Corneille, \"Stances à Marquise\", poème écrit à l\'âge de 52 ans).

\"Le mariage est comme une place assiégée ; ceux qui sont dehors veulent y entrer et ceux qui sont dedans veulent en sortir\" (proverbe chinois).

\"Dieu, fait aujourd\'hui pour La Hire, ce que tu voudrais que La Hire fît pour toi, s\'il était Dieu et que tu fusses La Hire\" (Etienne de Vignolles, dit La Hire).

\"Tout va mal ? Faisons un dictionnaire...
Pour éviter la guerre, il faut commencer par définir le sens des mots\" (Confucius).

\"Les femmes sont bien étonnantes : ou elles ne pensent à rien, ou elles pensent à autre chose\" (A. Dumas).

\"Le journalisme est un métier où l\'on passe la moitié de sa vie à parler de ce qu\'on ne connaît pas et l\'autre moitié à taire ce que l\'on sait\" (H. Béraud).

\"Le jugement le plus pessimiste sur l\'homme et les choses, et la vie et sa valeur, s\'accorde merveilleusement avec l\'action et l\'optimisme qu\'elle exige ; ceci est européen\" (P. Valéry).

\"Il y a la liberté complète de la pensée... pour ceux qui pensent bien\" (A. Karr).

\"Si je disais tout ce que je sais, les démissions de ministres seraient si nombreuses que le prochain conseil pourrait se réunir autour d\'une table de bridge. Et je ne précise pas qui occuperait la place du mort\" (J. Médecin).

\"Les femmes parlent jusqu\'à ce qu\'elles aient quelque chose à dire\" (S. Guitry).

\"Ils vendent de la morale et de l\'honneur et ils n\'ont même pas un échantillon sur eux\" (M. Colucci).

\"Ceux qui parlent trop souvent de l\'humanité, ont une curieuse tendance à décimer les hommes\" (J. Anouilh).

\"Crever pour le peuple, oui -- quand on voudra, où on voudra -- mais pas pour cette tourbe haineuse, mesquine, pluridivisée, inconsciente, vaine, patriotarde, alcoolique et fainéante mentalement jusqu\'au délire\" (L.-F. Céline).

\"La décadence d\'une société commence quand l\'homme se demande \"que va-t-il arriver ?\" au lieu de se demander \"que puis-je faire\"\" (D. de Rougemont).

\"Chantant devant la splendeur du monde, j\'ai souvent été rossé en paroles par les gangsters de l\'\"intelligentsia\". Pour ces convives de la nausée, toute joie est crime, tout sourire crétinisme\" (P. Guth)...
... et en effet, il est devenu inconvenant d\'être gai. Sauf avec un \"y\".

\"Il ne faut point juger les hommes par ce qu\'ils ignorent, mais par ce qu\'ils savent et par la manière dont ils le savent\" (L. de Clapiers, marquis de Vauvenargues). Et par ce qu\'ils font de ce qu\'ils savent.

\"On fait un tort irréparable à la personne qu\'on aime trop\" (Bossuet).

\"Le plus grand péché de ce siècle est la perte du sens du péché\" (Pie XII).

\"La femme voit ce que l\'on ne fait pas pour elle, jamais ce que l\'on fait\" (G. Courteline).

\"A mesure qu\'on a plus d\'esprit, on trouve qu\'il y a plus d\'hommes originaux\" (B. Pascal).

\"L\'idée athée par excellence est l\'idée de progrès...

...Le mal est à l\'amour ce qu\'est le mystère à l\'intelligence\" (S. Weil).

\"Celui qui connaît la vérité et ne la gueule pas est un salaud\" (Ch. Péguy).

\"Aujourd\'hui que cette langue [le français] est en plein déclin, ce qui m\'attriste le plus, c\'est de constater que les Français n\'ont pas l\'air d\'en souffrir. Et c\'est moi, rebut des Balkans, qui me désole de la voir sombrer\" (E.-M. Cioran en 1983).

\"Je suis le seul homme de ma génération qui n\'ait pas été résistant\" (R. Hersant).

\"C\'est la faiblesse de presque tous les écrivains qu\'ils donneraient le meilleur d\'eux-mêmes et ce qu\'ils ont écrit de plus propre pour obtenir un emploi de cireur de bottes dans la politique\" (M. Aymé).

\"Si le puits parlait, il dirait : \"j\'ai soif de ta soif\" ; de quoi d\'autre peut-il avoir soif ?\" (A. de Saint-Exupéry).

\"Il faut perdre l\'illusion que la vérité puisse se communiquer avec fruit sans l\'éclat qui lui est connaturel et qu\'on appelle le beau\" (H. Charlier).

\"Le pédagogisme est au métier d\'enseignant ce que la sexologie est à l\'amour, d\'une déprimante inutilité et d\'une vulgarité niaise\" (O. Pichon).

\"Otez le surnaturel : il ne reste que ce qui n\'est pas naturel\" (G. K. Chesterton).

\"La clarté est la politesse des gens de lettres\" (J. Renard).

\"Son goût de la mystification dissimulait un profond sérieux\" (A. Vialatte parlant de Paulhan... et sans doute de lui-même).

\"Quand l\'homme cesse de croire en Dieu, ce n\'est pas pour ne croire en rien, c\'est pour croire en n\'importe quoi\" (G. K. Chesterton).

\"La révolution française s\'est déroulée au nom d\'un slogan intrinsèquement contradictoire et irréalisable : liberté, égalité et fraternité. Dans la vie sociale, la liberté et l\'égalité sont antagoniques : la liberté sans limites anéantit l\'égalité, tandis que celle-ci rend la liberté impossible. Quant à la fraternité, elle n\'est pas de leur famille. Ce n\'est qu\'un aventureux rajout, qui ne peut d\'ailleurs être réalisé par de simples dispositions sociales. La vraie fraternité est spirituelle. A ce slogan, on ajoutait \"ou la mort\", ce qui en détruisait toute la signification.
... Les révolutions détruisent le caractère organique de la société, annihilent ses meilleurs éléments, déchaînent chez tous les instincts les plus barbares, donnent libre champ au pire. Elles sont une régression dans le cours de l\'histoire. Aucune révolution ne peut enrichir un pays, ce sont tout juste quelques débrouillards sans scrupule qui en tirent profit\" (A. Soljenitsyne).

\"La bigamie consiste à avoir une femme de trop. La monogamie aussi\" (H. L. Mencken).

\"Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d\'autres... Aucun animal ne tuera un autre animal ; sauf cas d\'exception\" (G. Orwell).

\"L\'amour sans exigence étiole, l\'exigence sans amour décourage ; seul l\'amour exigeant fait grandir\" (J. Delaunay).

\"Le plus grand destructeur de la paix dans le monde aujourd\'hui est l\'avortement. C\'est une guerre contre l\'enfant, le meurtre direct de l\'enfant innocent, tué par sa propre mère. Si une mère peut tuer son propre enfant, qu\'est-ce qui nous empêchera, vous et moi, de nous entretuer ?\"(Agnès Gongea-Boiaxhiu, dite Mère Teresa).

\"Je tiens beaucoup à vous : ce sentiment-là me contente. J\'aime la citronnade. Je n\'ai pas besoin que la citronnade m\'aime\" (H. de Montherlant).

\"Il n\'y a qu\'une méthode pour inventer, qui est d\'imiter. Il n\'y a qu\'une méthode pour penser, qui est de continuer quelque pensée ancienne et éprouvée\" (E. Chartier, dit Alain).

\"La soumission est la base du perfectionnement\" (A. Comte).

\"Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent sa monnaie, [elles] priveront les gens de toute possession, d\'abord par l\'inflation, ensuite par la récession, jusqu\'au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquise.\" (Th. Jefferson en 1802).

\"L\'histoire des révolutions est inscrite dans les livres de comptes des banquiers\" (H. Malo).

\"Il y a un principe bon qui a créé l\'ordre, la lumière et l\'homme ; il y a un principe mauvais qui a créé le chaos, les ténèbres et la femme\" (Pythagore).

\"Que vaut-il mieux : avoir 18% ou être maître de la SNCF, de l\'électricité et des ports ?\" (J.-B. Doumeng en 1985).

\"Celui qui ne croit pas qu\'un seul contemplatif, enfermé entre les quatre murs de sa cellule où il s\'offre à son Dieu pour le salut de ses frères humains [...] fait plus pour le règne de la foi qu\'en quarante ans d\'action sociale n\'importe quel curé syndicaliste de choc, celui qui ne croit pas que le surnaturel est plus fort que le naturel, celui-là peut sans doute être dit raisonnable. Mais peut-il être dit chrétien ?\" (Th. Maulnier).

\"Il est de ces hommes qui auraient mieux fait de ne pas naître\" (A. France appliquant à Zola une phrase beaucoup mieux adaptée... à tant d\'autres).

\"In a world filled with friends, you lose your way\" (Scott Walker).

\"On est aussi ce que l\'on veut paraître\" (source inconnue).

\"Si je répète, j\'en mourrai -- Alors retirez-vous, je ferai des excuses au public -- N\'en faites rien. Je chanterai. Mais je suis une femme morte\" (Maria-Felicia Garcia, dite la Malibran).

\"Exagération : ce mot des lâches et des niais, que les hommes jetteront perpétuellement à la figure de quiconque aura l’audace de parler avec fermeté de quoi que ce soit\" (L. Bloy).

\"C\'est une vraie bête ce type. Le seul de nos hommes politiques à savoir faire l\'amour au public. Même derrière la vitre\" (Cl. Sarraute parlant de J.-M. Le Pen).

\"En suivant ce que mes ancêtres m\'ont enseigné, je ne puis point être perdu\" (G. Cadoudal).

\"La vérité vous rendra libres\" (saint Jean).

\"Toute censure est un aveu. On ne bâillonne que la bouche qui dit la vérité\" (P. Gripari).

\"Voir, c\'est exorciser\" (L. Durrell).

\"La différence entre un train et un technocrate : le train, quand il déraille, s\'arrête\" (source inconnue).

\"Démocratie dans la commune, aristocratie dans la province, monarchie dans l\'Etat\" (F. Le Play).

\"Dieu et le Roi, voilà nos maîtres. Oncques n\'en aurai d\'autres\" (P. du Terrail, dit Bayard).

\"Le suffrage universel est la honte de l\'esprit humain\" (G. Flaubert).

\"On ne prend pas une femme par le raisonnement, on ne la prend pas par la prière, on la prend tout court\" (Napoléon 1er).

\"Les femmes ressemblent aux girouettes, elles se fixent quand elles rouillent\" (Voltaire).

\"Le premier mot de la démocratie, c\'est la jalousie\" (J. Bainville).

\"L\'ordre, ce n\'est pas Créon, c\'est Antigone. C\'est la loi non écrite des dieux de l\'Antiquité, supérieure à la loi écrite par les hommes. Tel est l\'ordre naturel. Que confirme l\'ordre surnaturel selon lequel il vaut mieux obéir à Dieu qu\'aux hommes. Quand au contraire la \"loi civile\" est proclamée insoumise à la \"loi morale\", on tombe dans l\'arbitraire et le despotisme ; dans la démocratie totalitaire\" (J. Madiran).

\"L\'ennui, avec nos hommes politiques, c\'est qu\'on croit faire leur caricature alors qu\'on fait leur portrait\" (Jean-Jacques Pennès, dit Sennep).

\"Tout est si nécessairement fou que ce serait fou, par une autre espèce de folie, que de n\'être point fou\" (B. Pascal).

\"Quand on voit de près le suffrage universel et les gens qu\'il vous donne, on a envie de mitrailler le peuple et de guillotiner ses représentants. Mais quand on voit de près les princes qui pourraient nous gouverner, on devient tout simplement anarchiste\" (G. de Maupassant, lettre à la princesse Potocka).

\"Je préfère des hommes de fer sur un bateau de bois que des hommes de bois sur un bateau en fer\" (amiral E. P. Guépratte).

\"L\'important n\'est pas comment on est aimé, mais par qui\" (A. Malraux, cité par Françoise Hardy).

\"Alors, Bathiat, comment vous sentez-vous, ce matin ? -- Pas très résistante, M. le Juge\" (Léonie Bathiat, dite Arletty, emprisonnée à la \"libération\" -sic).

\"La Résistance fut une occasion offerte à diverses vilenies qui marchaient en ordre dispersé, et qui tirèrent le plus grand profit des nombreux héroïsmes qu\'on pouvait abuser\" (G. Corção).

\"Les femmes du Grand Siècle, rien que pour un seul homme, faisaient vingt enfants. Aujourd\'hui, pour un seul enfant, c\'est vingt hommes qu\'il faut qu\'elles fassent\" (P.-J. Toulet).

\"Ce que les hommes vous pardonnent le moins, c\'est le mal qu\'ils ont dit de vous\" (A. Maurois).

\"If you think it\'s a joke, that\'s all right : do what you want to do. I\'ve said my piece and I\'ll leave it all up to you\" (Mike Pinder).

\"Mûrir ? On pourrit par endroits, on durcit à d\'autres, on ne mûrit pas\" (C.-A. de Sainte-Beuve).

\"Après l\'amour, le premier qui parle dit une bêtise\" (H. de Montherlant).

\"Etre méchant, c\'est se venger d\'avance\" (P.-J. Toulet).

\"A la guerre, on devrait toujours tuer les gens avant de les connaître\" (Miguel-Angel Aldiardi, dit Michel Audiard).

\"Pourquoi perdre du temps à vouloir contredire son épouse ? Il est beaucoup plus simple d\'attendre qu\'elle ait changé d\'avis\" (J. Anouilh).

\"La clémence qui pardonne aux assassins n\'est qu\'une meurtrière\" (Shakespeare).

\"Ce qui n\'est pas clair n\'est pas français\" (A. de Rivarol).

\"Qui lit ? Qui comprend ce qu\'il lit ? Qui retient ce qu\'il a compris ?\" (J. Bainville).

\"On se demande parfois pourquoi on ne se tue pas -- Il y en a à qui cela ferait trop plaisir\" (réplique de J. Cau à A. de Benoist).

\"Il est curieux et presque plaisant qu\'en un temps où on ne lui parle que de liberté, l\'individu soit près de perdre la plus importante, qui est celle de ne pas vivre comme tout le monde. Il est évident qu\'aujourd\'hui la foule voit sans faveur et, autant qu\'il dépend d\'elle, cherche à empêcher des genres de vie qui ne sont pas conformes au sien.
...L\'homme moderne a pris toutes ses précautions contre le sublime. Il en était autrement au moyen âge ; les hommes y attendaient perpétuellement quelqu\'un qui les dépassât. Cela les exposait à bien des erreurs et à bien des risques, mais il y avait des portes ouvertes là où, maintenant, il y a des portes fermées\" (A. Bonnard, \"Saint François d\'Assise\").

\"Il faut communiquer le goût des belles choses, du beau, du travail, des valeurs profondes... Je n\'ai jamais vu de criminel sortir de mes écoles de musique\" (Y. Menuhin).

\"Avoir toujours raison est un grand tort\" (Montaigne).

\"Des divers moyens que vous avez aujourd\'hui de vous faire haïr de vos compatriotes, le plus sûr est d\'avoir des sentiments élevés. Tout ce que vous ferez en leur faveur, ils le retourneront contre vous... Ils vous railleront et vous dénigreront, et à ce signe vous reconnaîtrez que vous êtes dans la bonne voie. Au point qu\'on vous conseille de glisser de-ci, de-là, systématiquement, quelque chose qui attire la raillerie... D\'ailleurs, il y a toujours plaisir à fournir des armes à ses ennemis ; vous y prendrez vite un goût dont bientôt, vous ne pourrez plus vous passer. Ce n\'est pas qu\'il soit nécessaire d\'être haï. Mais, le monde étant ce qu\'il est, comment un honnête homme ne serait-il pas fier de lui inspirer ce sentiment-là ?\" (H. de Montherlant se mettant dans la peau d\'un père parlant à son fils).

\"Dans la vie, tout se paie. Le bien, le mal... Le bien, c\'est plus cher, forcément\" (Céline).

\"Du jour où j\'ai compris quels étaient les gens que j\'exaspérais, j\'ai tout fait pour les exaspérer\" (S. Guitry).

\"Seule, la bêtise humaine peut donner une notion de l\'infini\" (E. Renan).

\"You can\'t please everyone, so you gotta please yourself\" (Ricky Nelson).

\"Il vous vient quelquefois un dégoût d\'écrire en songeant à la quantité d\'ânes par lesquels on risque d\'être lu\" (P. Léautaud).

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Et quelques proverbes :

\"Il faut tondre ses brebis et non les écorcher\".

\"Il n\'est si belle rose qui ne devienne gratte-cul\".

\"A bon chat, bon rat\".

\"On ne peut peigner un diable qui n\'a pas de cheveux\".

\"Trop gratter cuit, trop parler nuit\".

\"Le vin est le lait des vieillards\".

\"Une once d\'esprit vaut mieux qu\'une livre de science\".

\"Tout fait ventre\".

\"La patience est amère, mais son fruit est doux\".

\"Un vieux four est plus facile à chauffer qu\'un neuf\".

\"Un coup de langue est pire qu\'un coup de lance\".

\"Mains froides, coeur chaud\".

\"Matines bien sonnées sont à demi dites\".

\"Ce sont les tonneaux vides qui font le plus de bruit\".

\"Beau parler n\'écorche point la langue\".

\"A chaque oiseau son nid est beau\".

\"Bonjour lunettes, adieu fillettes\".

\"Bouche de miel, coeur de fiel\".

\"Les grandes douleurs sont muettes\".

\"Expérience passe science\".

\"Jamais honteux n\'eut belle amie\".

\"A mal enfourner on fait les pains cornus\".

\"La vérité comme l\'huile s\'élève au-dessus de tout\".

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Enfin quelques palindromes (de Gérard Durand) :

\"Il aima l\'porto trop, l\'ami Ali\".

\"Adèle : mercredi, vider crème ! Leda\".

\"Egaré ici, péta, fêlé, le fat épicier âgé.\"

\"Omer, rusé, gît-il ici ? Litige sûr, Remo !\".

\"Tu l\'as su : je l\'aime, Mia, le jus ; salut !\".

\"L\'ami Médecin à Nice : demi-mal\".

\"Anita, prise de désir, patina\".

\"Un rêve : la rosse Anna essora le ver nu\".

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Et quelques classiques :

\"Bon sport, trop snob\".

\"Et se resservir, ivresse reste\".

\"Réussir à Paris : suer\".

\"L\'ami naturel ? Le rut animal\".

\"Suce ses écus\".

\"Sexe vêtu, tu te vexes\".

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