France Echecs Bandeau France Echecs |  
---- dimanche 28 mai 2017
--- ---- --- Ecrire au webmaster
Nom d’utilisateur   Code d’accès 
--- --- ---
Forums  | Devenir membre | Mot de passe oublié ? | Charte | A propos |  Utilisation des cookies |  Contacter France-Echecs
Actualités   Actualités
Tournois   Tournois
Théorie   Théorie
Ouvertures   Ouvertures
Clubs   Clubs
Informatique   Informatique
Arbitrage   Arbitrage
Problèmes   Problèmes
Etudes   Etudes
Finales   Finales
FAQ   FAQ

 Rechercher sur le site  



Abonnez-vous à la revue Europe-Echecs

Les échecs à Saint-Pétersbourg avant la révolution de 1917 (2) par Georges Bertola par Reyes le 09 mai 2017  [Aller à la fin] | Actualités |
De nos jours ce que Chigorin avait pressenti tend à se vérifier au travers de l’apport des outils informatiques. Le jeu ne peut se limiter, pour paraphraser Lasker (1868-1941), à « une application d’une logique universelle reconnue par tous ». Au contraire, la victoire s’obtient souvent par une transgression des principes, l’exception qui confirme la règle, solidement appuyée par une variante, même si insolite mais concrète.

Voici le credo de Chigorin, il y a plus d’un siècle : « Dans chaque position se trouve cachée une combinaison possible et chaque combinaison naît de la position. Si un joueur, dit positionnel, est incapable de calculer une combinaison gagnante de 5 ou 6 coups à l’avance après le coup de son adversaire, alors ce n’est pas un joueur positionnel, mais un fantoche. »

Pourtant, l’assimiler à un joueur essentiellement « romantique » semble trop réducteur. L’intéressant « Great Chess Romantics », signé par le MI écossais Graig Pritchett, l’inclut en compagnie de la référence historique incontournable, l’Allemand Anderssen. Chigorin comme le Hongrois Réti, le Danois Larsen et le Russe Morozevich ne sont pas vraiment des « Romantiques » mais plutôt des artistes du jeu combinatoire dotés d’une très bonne vision positionnelle.
www.europe-echecs.com/art/les-echecs-a-saint-petersbourg-avant-1917-2-6959.html


Picard, le 10/05/2017 - 15:47:00
Quand j'ai appris la nomination de George Bertola à EE, j'avais eu peur que ses rubriques soient supprimées.
Veinards que nous sommes, elles continuent!!!



gbchess, le 14/05/2017 - 11:46:33
Dans mon article j'ai commis une erreur. Alexandre II a été assassiné mais Alexandre III est mort de maladie, d'une néphrite.


ANaigeon, le 14/05/2017 - 17:10:20
"Dans chaque position se trouve cachée une combinaison possible"
Je ne pense pas qu'on puisse confondre "position" avec jeu (ou joueur) positionnel, comme la suite de la phrase semble le faire.
Les variantes d'ordinateur sont d'une logique implacable. Les logiciels peuvent en gérer bien plus que l'homme, et de bien plus longues. Mais eux-mêmes ont des limites, et c'est pourquoi ils font, eux aussi, des estimations positionnelles.
On ne peut calculer la trajectoire d'une myriade d'atomes, alors on parle de pression, de température...
Quand il y a trop de variantes trop longues, on évalue le potentiel de colonnes ouvertes, de longues diagonales libres, de pions pouvant s'épauler le cas échéant, d'un roi adverse peu protégé, etc. Cela promet, dans la plupart des cas, de trouver par la suite des variantes efficaces, bien qu'il y ait des cas exceptionnels où une variante a priori "tordue" pour l'homme prenne en défaut une vision positionnelle.
La dichotomie tactique/position n'est d'ailleurs pas étanche. De nombreux sacrifices sont faits sans que le calcul aille jusqu'au bout, disent les champions, parce qu'il y a des situations amenées tactiquement qui conduisent à des positions sans espoir (roi au centre par exemple).



gbchess, le 15/05/2017 - 09:28:00
Merci pour cette remarque pertinente . Il faut toutefois considérer le contexte historique où Tarrasch affirmait que seule la logique implacable issue de la raison était la seule voie pour obtenir l'avantage.
"On s'aperçoit la plupart du temps, lorsqu'on étudie plusieurs coups, que non seulement il y en a un de très supérieur mais que tous les autres sont désavantageux."
Il concluait:
"Il serait donc peu sage de tout remettre en question par quelque combinaison douteuse."
Chigorin au contraire cherchait les exceptions qui confirment la règle...



© 2000-2017 - France Echecs